Sortir de la caverne de Platon

Nous devons être libres pour inventer la Liberté

Nous devons être libres pour inventer la Liberté

Le monde « réel » que nous avons bâti au-dehors est le résultat de notre « pensée ». Mais nous sommes en train de construire un Monde MAD, fondé sur la Massive Assured Destruction (la Destruction Massive Assurée). Si nous voulons passer sagement d'un monde MAD à un monde NO MAD, nous devons changer notre façon de penser et le contenu de nos pensées.

Nous devons sortir de la caverne de Platon, c'est-à-dire ouvrir les portes de la perception. Nous devons voir, remettre en question et fuir les « prisons » de nos représentations « tenues pour acquises » (notre façon familière de voir les choses, les règles auxquelles nous obéissons, les pratiques que nous trouvons « normales ») et oser imaginer des Futurs radicalement différents.

Nous devons recréer de la Liberté dans notre relation au monde tel qu'il est et au monde tel qu'il pourrait être.

C'est tout l'objet de Shapership : le pouvoir et la liberté, au quotidien et pour chacun, de changer la façon dont nous regardons la « réalité » telle qu'elle est et telle qu'elle pourrait être.  

« Shapership » est le Fosbury flop de l'Esprit

C'est une invitation à oser un saut d'Imagination et à passer intentionnellement d'un paradigme à un autre :

  • Du « Business as usual » au « Business dont le monde a besoin »
  • De « bien faire les choses » à « faire les bonnes choses » pour bâtir des Futurs désirables et viables pour nous tous sur cette planète.

Comment ? En repercevant le monde et en en reconfigurant activement les schémas, ce qui permet à chacun de nous de voir les motifs récurrents et de s'en affranchir à volonté, pour faire bouger les systèmes.

L'homme libre est celui qui sait qu'il est enchaîné.

Voici un Extrait de notre livre

Parfois, notre Réalité est notre propre « prison »

Souvenez-vous de la fameuse « Allégorie de la Caverne » de Platon !

Des hommes emprisonnés sont enchaînés dans une caverne et ne peuvent voir que les ombres d'objets déplacés par des montreurs de marionnettes, projetées sur le mur qui leur fait face. Ces hommes confondent les « ombres » avec les « choses réelles ».

Nous sommes comme ces hommes : emprisonnés par ce que nous CROYONS être la Réalité, piégés dans nos représentations du monde, dans nos habitudes, nos préjugés, nos réponses habituelles et connues. Si nous ne savons pas qu'un « autre monde » est possible, nous croyons évidemment que ce que nous voyons est la Réalité.

Mais, dans cette Allégorie, Platon nous raconte qu'un jour, un homme est libéré (il aurait aussi pu entendre un appel intérieur et se libérer lui-même).  Quoi qu'il en soit, il fait quelques pas et découvre que ce qu'on leur donne à voir est faux. Ce n'est pas la Réalité, mais une représentation illusoire de celle-ci. C'est ce que certains, ceux qui détiennent le « pouvoir », veulent leur faire voir, penser et croire.

De façon très similaire, ce que nous voyons sur les « écrans de notre esprit » pourrait bien être ce que d'autres (la télévision, les médias, les politiciens, les dirigeants) souhaitent nous faire voir, penser, croire, consommer. Le Pouvoir et les Paradigmes nous maintiennent dans une certaine représentation de ce qu'est le monde. Avec le temps, cette Réalité peut devenir notre chaîne de télévision préférée. Ou bien nous pouvons cesser de lui faire confiance et préférer éteindre le poste.

L'homme de Platon est appelé à poursuivre : il grimpe vers la sortie. Il émerge à la surface de la terre, est aveuglé par le soleil, puis s'habitue à la lumière et commence à découvrir la Vie : les animaux, la végétation, les minéraux et probablement d'autres hommes et d'autres femmes avec lesquels il commence une autre vie.

Puis, un jour, il se souvient d'où il vient. Il se souvient de la caverne et de ses compagnons de captivité. Il a le désir de leur raconter ce qu'il a découvert depuis son départ : qu'il existe un autre monde, là-dehors. Il redescend dans la caverne et s'assied près des hommes auxquels il était enchaîné. Il leur parle de la Réalité du dehors. Il leur raconte tout de cet autre monde, sa beauté, le soleil, les animaux, les gens.

Mais les autres ne le croient pas. Ils disent qu'il est fou. Comme l'a dit Friedrich Nietzsche : « Et ceux que l'on voyait danser furent pris pour des fous par ceux qui n'entendaient pas la musique ». Les hommes restés dans la caverne ne peuvent pas entendre la musique ; ils ne peuvent pas imaginer un autre monde. L'homme libre insiste. Mais sa Vérité les dérange. C'est une « Vérité qui dérange ». Il devient une menace pour la Réalité en laquelle ils ont l'habitude de croire. Il devient un « hérétique ». Le pouvoir le menace. Il va être éliminé parce qu'il détient une autre « Vérité », une autre vision de la Réalité.

Ce qui adviendra, nul ne le sait. Mais les prisonniers l'ont entendu. La graine est plantée, même si elle n'est pas encore visible. Et peut-être qu'un jour, ils se souviendront et se libéreront à leur tour. L'homme libre est celui qui sait qu'il est enchaîné.

Penser, c'est créer la possibilité d'une bifurcation vers un Futur « alternatif ».

« Créer, c'est résister », disait le grand Philosophe français Gilles Deleuze. Plus précisément, disait-il, « créer, c'est résister à la Bêtise ».

Mettre l'Imagination au travail, c'est résister au « Réalisme Capitaliste », à la Répétition du Passé, au Désespoir, à la Peur et au Cynisme. C'est résister aux visions du monde dominantes du Néolibéralisme, à l'ordre « normal » des choses et au récit de la Rareté, de la Séparation, de la Compétition, de l'Efficacité, de la Croissance infinie, du Pouvoir sur les autres, etc. Non qu'ils soient bons ou mauvais : ce ne sont que des histoires. Des Idées, des Concepts, des Choses que nous pouvons décider d'interroger, de remettre en question, et auxquelles nous pouvons choisir de cesser de croire.

Tout cela, bien sûr, est plus facile quand nous avons créé des options alternatives.

À une époque où un discours non pollué par le « bullshit » fait figure de surprise, il est plus nécessaire que jamais de résister à la « Stupidité fonctionnelle » [1] : l'incapacité à mobiliser intelligemment ses capacités cognitives, une absence de réflexivité, le refus d'utiliser ses capacités intellectuelles autrement que de façon myope, l'incapacité à questionner les évidences, les approches routinières, la Sagesse conventionnelle, qui nous conduisent à de multiples désastres. (…)

En réalité, il y a un impératif : résister et échapper à tout ce qui nous maintient dans nos « prisons » ou dans la caverne de nos représentations : le Déni, l'Ignorance, le Dogmatisme, le Conformisme, le Fatalisme, le Rationalisme aveugle, l'adhésion rigide à la pensée magique.

C'est ce qu'exprime le schéma ci-dessous.[2]

Nous nous déplaçons verticalement pour accroître notre discernement : de la « caverne de Platon » et de la Soumission vers la sortie, vers la Liberté.

Ce mouvement est aussi symbolisé par le passage d'une conscience Ego à une conscience Éco.

Pas à pas, nous dépassons des états mentaux (à gauche) et des états émotionnels (à droite) qui limitent notre discernement, pour atteindre une Pensée et une conscience plus intégratives.

C'est ce qui nous permet de passer de la PEUR au désir.

Enfermés dans les Forces de Régression, ou libres grâce aux Forces d'Ouverture

Toutes les étapes jusqu'au Rationalisme et à l'Irrationalisme nous maintiennent coincés dans le Passé. Nous sommes enfermés dans les forces de régression et de préservation

1.     La Peur

2.     Les besoins de l'Ego

3.     Le manque d'Imagination

4.     Le Conformisme et la Sagesse Conventionnelle

5.     Le Réductionnisme, la Séparation, le « Rationalisme rigide »

6.     La quête de Certitude, de Contrôle, de Pouvoir et de Prévisibilité

7.     La Répétition du Connu

8.     Une Pensée étriquée et engourdie

Dès que nous commençons à questionner ce que nous tenons pour acquis et à nous détacher de nos habitudes, nous pouvons accéder à de nouvelles formes de Pensée et de connaissance, comme l'Intuition et l'Inspiration.

Cela devient possible grâce aux forces d'ouverture et de régénération

1.     Le Courage, le Désir et l'Espoir

2.     La Boussole de l'Âme et la Justesse Intérieure

3.     L'Imagination

4.     Le Courage et la Sagesse Non Conventionnelle

5.     Des perspectives élargies et une « Pensée intégrale »

6.     La recherche de manières de danser le tango avec la Réalité

7.     L'Exploration de l'Inconnu

8.     Penser GRAND pour transformer la Réalité

L'Imagination est l'une des principales Forces d'Ouverture : une force dotée de l'immense Pouvoir de changer la Réalité, dès maintenant, en rendant « visibles » des contre-récits et des récits préférés du Futur.  Ces « cartes » du Futur deviennent une « lentille » à travers laquelle nous reconfigurons nos « cartes » du Présent.

Utilisons notre pouvoir et notre liberté individuels pour changer notre façon de penser, afin de donner forme à des Futurs désirables.

https://www.shapership.com/shapership/our-book

[2] Schéma réalisé par Aline, en partie inspiré d'une conversation avec le Physicien Philippe Guillemant